Publié le 30 mars 2011 16:13

Nouvel arrivant dans les éco-activités, Jérémy Hessmann poursuit sa reconversion professionnelle par une création d’entreprise, SOLTII, orientée sur deux métiers.
Le premier métier choisi par cet ingénieur des arts et métiers spécialisé dans les interventions sur plate forme pétrolière est l’énergie solaire, transition donc de l’énergie fossile à l’énergie renouvelable avec l’ambition de développer un bureau d’étude solaire pour des projets supérieurs à 200m².
Le second métier choisi consiste non pas à étudier la production d’énergies renouvelable mais à contrôler que les bâtiments pour les logements ou le tertiaire respectent les nouvelles réglementations thermiques par des essais d’infiltrométrie sur les habitats.
En effet le bâtiment représente 40% de l’énergie consommée en France et l’un des objectifs du Grenelle de l’Environnement est de réduire de 20%la consommation d’énergie dans les bâtiments tertiaire et de 12% dans le résidentiel. Dans ce cadre l’essai d’infiltrométrie permet de mesurer la quantité d’air rentrant dans un bâtiment et d’identifier pendant que le bâtiment est en pression à l’aide d’une caméra thermique et d’un fumigène où se situent les fuites d’air.
Cette mesure permet de déterminer le niveau d’étanchéité de la maison et est utilisé dans la délivrance des labels de type BBC – Bâtiment basse consommation – ou maison passive, mais aussi en cours de chantier pour vérifier que les éléments sont correctement installés. Avec la RT2012, cet essai deviendra obligatoire pour toute construction neuve.
En s’appuyant sur une étude thermique ou après avoir étudié les plans et calculé les surfaces froides de la maison ainsi que le volume total de la maison, l’essai peut se mettre en place.
La première étape consiste à contrôler les ouvertures « prévues » et à les obturer si besoin (bouches de ventilation mécanique contrôlée, entrées d’air des fenêtres, siphons des sanitaires,…) afin d’isoler complètement la maison ou l’habitat et pouvoir quantifier et identifier les fuites « non prévues ».

La deuxième étape consiste à installer une porte soufflante, une porte munie d’un ventilateur qui va permettre de mettre en pression ou en dépression l’habitat.
Une fois installé Jérémy Hessmann lance la procédure en mettant la maison en dépression. Plusieurs points de mesures sont réalisés et au bout de quelques minutes les résultats sont là : la perméabilité à l’air de la maison permet de classer l’habitat par rapport aux normes de constructions.

Mais la prestation ne s’arrête pas là, l’habitat toujours en pression, le technicien sort deux outils complémentaires pour identifier les points de fuites : une caméra thermique et un fumigène et sans grosse surprise pour l’essai réalisé ici, ce sont les encadrements de fenêtre, les baies coulissantes ainsi que les « percements » dans l’isolation qui génèrent le plus de zones d’entrées d’air « parasites ».
Ce nouveau métier est bien amené à se développer d’une part car ces essais sont nécessaires aujourd’hui dans le cadre de la labellisation des maisons basses consommations et d’autre part avec la mise en place de la nouvelle réglementation thermique 2012 parce que le nombre de contrôleurs autorisés doit passer de 150 à 1000.
Contact : Jéremy Hessman - Soltii - Tél. : (+33) 6 08 67 54 43
www.soltii.fr